Mercy-le-Haut – hier et aujourd’hui
Albert Lebrun – Président de la République 1932 – 1940

Dans l’ancien village d’étape de Mercy-le-Haut, situé au nord-est de Verdun, se trouve la maison natale du dernier président de la troisième République française, Albert Francois Lebrun.

Lebrun est né le 29 août 1871 au sein d’une famille paysanne. Il a achevé ses études d’ingénieur des mines à l’École Polytechnique et à l’École des Mines en 1896 en tant que major de promotion. Il a d’abord travaillé comme ingénieur avant de commencer à s’engager en politique à l’âge de 29 ans.

En tant que représentant du Parti républicain de gauche, il devint pour la première fois en 1900 membre de la Chambre des députés pour la circonscription de Meurthe-et-Moselle. Entre 1911 et 1920, il occupa plusieurs fonctions ministérielles (ministre des Colonies de 1912 à 1914, ministre de la Guerre en 1913, ministre des Régions libérées de 1917 à 1919). En 1915, il fut rappelé à l’activité comme officier et nommé commandant au 5e régiment d’artillerie à pied français. En 1915, Lebrun fut engagé avec son régiment dans les combats de Champagne et, en 1916, dans la bataille de Verdun.

En 1920, Lebrun fut nommé membre du Sénat, dont il fut le vice-président de 1925 à 1929 et le président de 1931 à 1932. Après l’assassinat de son prédécesseur Paul Doumer, Albert Lebrun fut élu président de la République par les deux chambres du Parlement le 6 mai 1932. Il effectua deux mandats. Son premier mandat fut marqué en 1936, après la victoire des partis de gauche, par la formation du gouvernement du Front populaire sous la direction des socialistes.

Commandant Albert Lebrun, 5e régiment d’artillerie à pied, 1915
Commandant Albert Lebrun, 5e régiment d’artillerie à pied, 1915

Après la défaite militaire de la France face à l’Allemagne, Lebrun perdit sa fonction le 10 juillet 1940 par une décision de l’Assemblée nationale transférée à Vichy. L’ensemble du pouvoir exécutif fut transféré au maréchal Henri Philippe Pétain.

En août 1943, Lebrun, de même que les anciens présidents du Conseil Édouard Daladier, Paul Reynaud et Édouard Herriot ainsi que l’ancien ambassadeur André François-Poncet, fut arrêté par la Gestapo, déporté en Allemagne et placé sous arrestation en divers lieux. Après la guerre, ses espoirs de retrouver la tête de l’État ne se réalisèrent pas. Lors du procès pour haute trahison de 1945 contre Henri Philippe Pétain, il témoigna en tant que témoin clé. Albert Lebrun est mort le 6 mars 1950 à Paris.

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